Ministère des Affaires Sociales - Gérard Filoche

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Ministère des Affaires Sociales - Gérard Filoche

Message par Sylvain Baron le Mar 3 Mar - 1:31

Nationalité Française
Né en 1945

Gérard Filoche est un homme politique français. Ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire, il a rejoint en 1994 le Parti socialiste. Il est également connu pour son métier d'inspecteur du travail et ses livres sur Mai 68 et sur le droit du travail, ses travaux sur les questions sociales et le salariat (code du travail, retraites, sécurité sociale, CHSCT, dette publique, etc.).

Il est, avec Françoise, le père de Léa Filoche, conseillère de Paris.

Ayant obtenu une licence et un certificat de maîtrise de philosophie à Rouen en 1968, il est successivement facteur, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie, journaliste, un des dirigeants du quotidien Rouge du 15 mars 1975 au 29 janvier 1979, ouvrier du livre, puis contrôleur du travail à la formation professionnelle de 1982 à 1985. Nommé inspecteur du travail pour ses 40 ans en 1985, il exerce ses fonctions d'abord dans l'agriculture en Champagne-Ardenne de 1987 à 1989, ensuite à Paris, 3e arrondissement de mars 1989 à avril 2003 et enfin, 2e arrondissement.

Il est également connu de par sa profession d'inspecteur du travail. Cette activité lui a valu d'être nommé « personnalité qualifiée » de 1999 à 2001 au Conseil économique et social par Lionel Jospin, où il fit adopter un « avis » sur les « 20 ans de CHSCT ».

Il a collaboré à un documentaire de 70 minutes de Richard Bois, La dernière digue, l'inspection du travail, diffusé sur France 2 le 2 avril 2000. Il est à l'origine de l'idée et a collaboré au téléfilm Simon le juste, avec Dan Franck et Gérard Mordillat, diffusé sur France 2 le mercredi 29 janvier 2003.

En 2007, il est menacé d’être mis en examen par le juge Yves Madre pour avoir menacé dans son activité professionnelle régulière un employeur de lui dresser un procès-verbal : le patron porte plainte pour « chantage ». Le juge interroge Gérard Filoche (en présence de son avocat) pendant cinq heures au Palais de justice de Paris, le vendredi 9 mars 2007, et renonce, finalement, à le mettre en examen.

De 2006 à 2008, il est l'un des principaux acteurs à s'opposer à la recodification du Code du travail, dont il critique des changements défavorables aux salariés.

À la fin de l'année 2009, Gérard Filoche est mis en examen puis renvoyé en correctionnelle pour chantage puis entrave au fonctionnement du comité d'entreprise de Guinot - Mary Cohr à l'été 20045. Lors de la séance du comité d'entreprise statuant sur le licenciement d'une déléguée syndicale CGT, Gérard Filoche aurait imposé sa présence et exercé des pressions sur les membres du comité d'entreprise. En fait le CE était « bidon », composé d'un seul membre au service de l'employeur. Une pétition de soutien à Gérard Filoche recueillit plus de 42 000 signatures en quelques semaines. Dans cette même affaire, le comité d'entreprise donna un avis indicatif favorable au licenciement de la déléguée syndicale, Gérard Filoche refusa de donner l'autorisation de licenciement, le ministère du Travail cassa cette décision, puis le tribunal administratif confirma la légitimité de la décision de Gérard Filoche contre l'avis du directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle. Le 12 octobre 2011, il est relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Paris. L'institut de beauté ayant fait appel du jugement, le 3 juillet 2012 la Cour d’appel du TGI de Paris, après huit ans de procédures, juge irrecevable la plainte attribuée au CE Guinot. L'administration, qui la lui avait refusée, finit par lui accorder la « protection fonctionnelle » dans cette affaire le 26 juillet 2012.

Parmi ses livres, une quinzaine ont trait au droit du travail.

Il prend sa retraite le 23 décembre 2010.

Au premier semestre 2013, il s'oppose à l'ANI (accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013) avant que celui-ci ne devienne la loi du 14 juin 2013. Puis il refait campagne en défense du droit à la retraite à 60 ans sans décote sous le slogan « pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ».

D'origine ouvrière (père menuisier à la SNCF, mère aide-soignante), il fait des études de philosophie à l'université de Rouen et adhère à l'UNEF. Il adhère à la CGT en 1963. Il devient membre de l'Union des étudiants communistes et du Parti communiste français ; il en est exclu en 1966. Il anime le Comité Vietnam de Rouen, cofonde la Jeunesse communiste révolutionnaire (trotskiste) et participe à mai 68 en tant que dirigeant du « comité de grève des étudiants de Rouen ». Il devient président de l'Association générale des étudiants rennais-UNEF. Il anime une puissante section de la Ligue à Rouen après Mai 68.

Il participe à la fondation de la Ligue communiste, puis de la Ligue communiste révolutionnaire, et siège 25 ans au bureau politique de ces deux mouvements successifs siège au bureau politique. Sa compagne, Françoise Filoche, rencontrée en 1961, épousée en 1971, qui est à l'origine de son engagement politique, est l'une des premières féministes de la Ligue communiste, organisant un courant révolutionnaire au début des années 1970 au sein du MLF. Selon lui, seuls Alain Krivine, Daniel Bensaïd et Michel Recanati étaient au courant du but de la manifestation du 21 juin 1973 contre le meeting d'Ordre nouveau à la Mutualité, manifestation qui conduisit à la dissolution de la Ligue communiste.

Il lance, seul au début, une tendance « T1 », en juin 1974 (20 % des voix au Congrès de 1975) ; elle se renouvellera au congrès de 1976. Elle se différenciera sur l'analyse de la révolution portugaise de 1975-1976. Elle se distinguera en défendant un « travail de masse », un « front unique », un « gouvernement PS-PC », un « syndicalisme unitaire » (syndicat étudiant, syndicat lycéen, syndicat de soldats, unité des syndicats de salariés). Elle représente l'opposition à la T2, majoritaire, d'Alain Krivine, Daniel Bensaïd et Henri Weber. Il ne s'alliera avec Krivine qu'en 1978-79, alors que la LCR ferme le quotidien Rouge et effectue un plan social de licenciement, dont Filoche est chargé. Devenu majoritaire en 1979, il ne pourra empêcher la scission d'une aile de son ancienne tendance avec Daniel Gluckstein, qui se rallie au lambertisme au congrès de l'Haÿ-les-Roses, en novembre 1979.

Il est membre du Secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994. Il participe ou anime à plusieurs reprises des tendances internationales lors des Congrès mondiaux.

Il anime la minorité « unitaire » de la LCR tout au long des années 1980, avant de créer « Vent d'Est » puis « Démocratie & Socialisme » lorsque survient la chute du mur de Berlin et le refus de la LCR de voter à gauche au scrutin de 1993. Sa tendance, après un stage collectif de réflexion à Revel en juillet 1994, rejoint le Parti socialiste.

Début 1994, il lance avec D&S (et les syndicalistes de renom Raymond Vacheron, Eric Thouzeau, René Defroment, Jean Yves Lalanne, Jean-Claude Branchereau...) une campagne pour « les 35 h sans perte de salaires ». Il rejoint en septembre 1994 le Parti socialiste avec 150 autres militants, et intègre immédiatement son conseil national. Il est un fervent défenseur de l'union de toute la gauche.

En 1999, le Medef de Seine-et-Marne lui fait procès au motif qu'il a dit sur France Bleu Melun que « les patrons trichaient avec les 35 h » et parce qu'il « démoralise les chefs d'entreprise » ; il gagne ce procès, et le Medef 77 est condamné à lui verser 10 000 F pour abus du droit d'ester en justice. En 2001, Denis Kessler, du Medef, lui fait procès, parce que la revue D&S en « une » lui a attribué le titre d'« ennemi public n° 1 » ; Gérard Filoche gagne le procès, et le Medef est condamné à lui verser 40 000 F pour abus du droit d'ester en justice.

De 2000 à 2005, il est membre du bureau national du Parti socialiste.

Il est rédacteur en chef de la revue Démocratie et Socialisme depuis 1992. Cette revue, animée par ses proches, se veut passerelle entre les différentes sensibilités de la gauche du Parti socialiste. Candidat en 45e position (non éligible) sur la liste PS des européennes en 1999, il est évincé des élections municipales de Combs-la-Ville en 2001, alors qu'il est secrétaire de section depuis cinq ans, après quatre votes et à une voix près, et n'a donc jamais eu de mandat électif.

Il mène campagne pour le « Non » au Traité constitutionnel européen, contre la position officielle du Parti socialiste.

En juin 2008, il est le premier signataire d'une des vingt et une contributions déposées dans le cadre de la préparation du Congrès de Reims du PS18. En septembre 2008, il cofonde la motion de gauche UMA avec Emmanuelli, Lienemann et Benoît Hamon19 : « Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche ». Il anime la campagne nationale autour de l'appel d'ATTAC/Copernic/FSU/Solidaires/CGT pour le droit à la retraite à 60 ans sans décote et pour tous au cours de l'année 2010. Parmi les premiers, il soutient l'idée de la candidature de Martine Aubry à l'élection présidentielle de 2012.

Il mène campagne pour que le gouvernement de gauche refuse l'« ANI-Medef » du 11 janvier 2013, pour qu'il amnistie les syndicalistes, pour qu'il conduise une politique plus à gauche. Il est placé sous les feux des médias pour un coup de gueule télévisé (le 2 avril 2013 sur LCI) contre la corruption du ministre du budget Cahuzac et publie le 13 juin un livre Le choc, après Cahuzac (éds Gawsewitch).

Il contribue régulièrement au journaux satiriques Siné Hebdo, puis Siné Mensuel, créés par le dessinateur Siné, intervenant principalement sur les questions relatives au Code du travail et aux droits des salariés. Il est également chroniqueur à L'Humanité Dimanche et blogueur associé du site de Marianne.

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Même pas en rêve...

Message par Phil Le Mot Dit le Ven 6 Mar - 13:55

Beaucoup trop marqué 5ème république et PS. Mes quelques échanges avec lui attestent de son incapacité complète à raisonner en dehors du contexte partis, élections, chefs, pouvoir, république... Donc non.

Phil Le Mot Dit

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